Le capitalisme, tout le monde en parle, et souvent en mal. Mais qui est-il au juste ? Victorieux ou présenté comme tel depuis la chute du système soviétique il y a 25 ans, il est né il n’y a pas si longtemps, lors de la Révolution Industrielle et des Lumières. Depuis, des critiques virulentes l’accompagnent, qui se révèlent insuffisantes jusqu'à présent pour le transformer. Cette insuffisance est due à la faiblesse de l'alternative proposée, une alternative étatique, fasciste ou communiste. Le capitalisme utilise des arguments de liberté, de progrès ou d’efficacité mais déploie surtout des abus de pouvoir, la destruction de l’environnement et des sociétés, sans parler de l’homme lui-même, mû par la cupidité.  En cherchant à voir le capitalisme à son degré le plus théorique, une nouvelle interprétation surgit, une séparation qui oppose capitalisme et économie de marché. L'économie de marché est séparée du capitalisme.

Fruit d'une recherche approfondie sur la définition et les caractéristiques du capitalisme, Equinomy n'est pas une simple critique du capitalisme et de ses méfaits. Au contraire, pensé à neuf, le système capitaliste actuel se révèle un système imparfait, dévoyé par un intérêt dominant de profit, mais néanmoins perfectible. Le véritable coupable se nomme le pouvoir, opposé à la liberté des individus, à la capacité de chacun de se faire entendre et de défendre ses intérêts. Le capitalisme n'est donc pas le cœur du problème, il le dissimule, le pouvoir d'une minorité sur une majorité. La compréhension du capitalisme par le pouvoir - et d'ailleurs de l'économie toute entière par le pouvoir - permet de bouleverser la critique, tout en créant son nouvel horizon, l'équilibre des pouvoirs, l'équinomie. L'économie de marché mieux pensée apparaît comme la solution naturelle au capitalisme et non plus sa défense et son aide comme avant. Elle a été dénommée équinomie (Equinomy en anglais), signifiant « économie de l'équilibre », à l’opposé du capitalisme.