Ce long résumé est disponible pour rendre accessible le projet d'Equinomy sans avoir à lire le livre, et en sautant les explications, argumentations et exemples. Equinomy a pour objectif de proposer une solution meilleure que le capitalisme. Il faut d'abord comprendre le capitalisme, ses limites et ses défauts, avant de pouvoir trouver et proposer des pistes d'améliorations.

 

Le capitalisme est un pouvoir, celui des actionnaires dans l'entreprise. L'économie de marché est le système d'échange libre et de prix libres qui structure nos économies modernes. L'un et l'autre sont distincts mais reliés. Une économie de marché non capitaliste est possible, avec plus de liberté et de justice. Le capitalisme avait dans le passé l'intérêt d'aligner les risques, les bénéfices et le pouvoir, dans les mains des actionnaires. Aujourd'hui, les actionnaires ont en grande partie abandonné les risques, ont amplifié les bénéfices et ont conservé le pouvoir. Le capitalisme abuse donc de son pouvoir, contre l'environnement, ses employés, ses clients ainsi que les Etats, dans son but de maximisation de profit. Il oeuvre même souvent à l'encontre de l'économie de marché, limitant la concurrence par différentes méthodes.

 

Le contrôle des innovations technologiques est un moyen majeur de génération de profit pour le capitalisme. Il n'en est pas tant l'instigateur (l'économie de marché) que le bénéficiaire, par les nouveaux produits et la diminution des coûts de production que ces innovations apportent (source de profits supérieurs). Le quaternaire, secteur économique nouveau après le tertiaire et le secondaire, est celui de la robotique, de l'intelligence artificielle, source de grands progrès et également de grands profits avec la diminution des salariés du tertiaire, remplacés par les robots. Si le capitalisme continue à diriger ainsi le monde économique dans son sens de profit maximum, les inégalités augmenteront encore, sources de déséquilibres économiques graves (augmentation continue des dettes publiques et privées), de violence et d'injustice.

 

Un autre défaut du capitalisme, dont il n'est que partiellement responsable, est la pollution de l'environnement. Dans son besoin de profit maximum, le capitalisme a développé les produits jetables, non recyclables ou renouvelables, l'obsolescence programmée, la surconsommation. La structure triangulaire du désir de l'homme, la consommation ostentatoire destructive pour se différencier dans un but de rivalité, sont des failles qui ont permis à ces stratégies insensées au point de vue environnemental, scientifique ou social de se développer. Elles étaient plutôt très sensées d'un point de vue capitaliste, de profit. Cependant, une économie d'abondance plutôt que de rareté, une économie de marché durable est possible au-delà du capitalisme.

 

L'économie néoclassique théorique démarre sur un fondement faussé, une théorie des prix liée à l'utilité et à la rareté. L'objectivité de l'utilité comme de la rareté est erronée, elles sont toutes deux sociales. Le véritable fondement du prix est le pouvoir, pouvoir de marché d'une partie, de plusieurs ou d'une multitude. Le prix est un rapport de force, pacifique, entre acheteur(s) et vendeur(s), mais un rapport de force tout de même. La théorie de la valeur la plus réaliste est la théorie de la valeur-pouvoir. En cela, l'économie de marché s'impose comme le système où la concurrence permet de diminuer le pouvoir des acteurs et donc d'atteindre une plus grande liberté et une meilleure efficacité. Il ne faut cependant pas oublier la coopération, l'absente théorique de l'économie de marché alors qu'elle est depuis toujours présente en pratique et à l'œuvre comme outil de liberté majeur.

 

L'économie de marché a elle aussi un nouveau rôle à jouer. Elle a été pensée uniquement dans son rôle concurrentiel jusqu'à maintenant, dans un néolibéralisme faussé. Le néolibéralisme historique demandait la liberté, contre le capitalisme comme contre la planification étatique. Il doit intégrer le côté coopératif de l'économie de marché dans sa pensée, non seulement car la coopération existe normalement dans l'économie de marché réelle, mais aussi parce que celle-ci est la source de l'équilibre de l'économie de marché la plus libre, la plus juste et la plus efficace. La course à la vitesse dans la fixation des prix par le marché boursier s'arrêt et le marché devient plutôt un équilibre des pouvoirs, avec une limitation de la volatilité et la fin de la foi aveugle en la vérité d'une concurrence extrême comme outil de fixation des meilleurs prix. 

 

Libérer les individus des abus de pouvoir du capitalisme passe par trois actions différentes et  complémentaires :

- un revenu minimum significatif pour chaque adulte, afin de donner à chacun encore plus de choix de vie (ce revenu minimum est inconditionnel), tout en restant incitatif au travail ;

- un équilibre des pouvoirs dans l'entreprise (par un conseil d'administration réparti à un tiers entre représentants de clients, de salariés et d'actionnaires) ;

- une nouvelle régulation de l'économie de marché, dans un équilibre entre la concurrence et la coopération ;

 

Ainsi, une économie de marché plus libre, plus juste car plus équilibrée, plus efficace existe et se nomme Equinomy. Elle arrête les abus de pouvoir du capitalisme, sans pour autant donner un pouvoir supérieur ou équivalent à une autre partie comme l'Etat, puisque le pouvoir est l'ennemi à combattre. L'équilibre des pouvoirs inscrit dans le libéralisme et appliqué à l'Etat démocratique moderne a un rôle également dans l'économie de marché libérée du capitalisme. Un meilleur système économique est possible au-delà du capitalisme, qui ne nécessite pas de renoncer à la liberté, à l'économie de marché, mais à l'améliorer, à créer cette Equinomy.

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